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DISCOURS DU PRESIDENT DE L’ASOZOF A L’OCCASION DE LA SIGNATURE DU PROTOCOLE D’ACCORD POUR LA MISE EN PLACE D’UN CADRE DE DIALOGUE SOCIAL DANS LA ZONE FRANCHE

Monsieur le Ministre de l’Industrie et du Tourisme,

Monsieur le Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Réforme Administrative,

Monsieur le Directeur Général du Travail,

Monsieur le Président du Conseil National du Dialogue social,

Monsieur le Président du Conseil National du Patronat du Togo,

Monsieur le Directeur Général de la SAZOF,

Monsieur le Secrétaire Général des Centrales Syndicales du Togo,

Madame et Messieurs les membres du Bureau Exécutif de l’ASOZOF,

Mesdames et Messieurs les chefs d’entreprises,

Mesdames et Messieurs les Directeurs de sociétés,

Messieurs les membres du comité du Dialogue social,

Monsieur le Porte parole du Collectif des syndicats de la Zone Franche,

Mesdames et Messieurs les représentants des syndicats de la Zone Franche,

Distingués invités en vos rangs et titres, tout protocole respecté,

Mesdames et Messieurs,

L’honneur m’échoit, le plaisir aussi, de partager avec vous ces moments, en ce Premier Mai 2018, qui nous rassemble pour la signature du protocole d’accord  relatif à la mise en place d’un cadre de dialogue social dans la Zone franche.

La fête du travail est par excellence un jour de dialogue social internationalement reconnu ; le Premier Mai est un jour chargé de symbole et d’espérances. C’est pourquoi, je me réjouis particulièrement de l’agenda de ce Premier Mai 2018 relatif au dialogue social en Zone franche.

Selon l’Organisation Internationale du Travail, le dialogue social regroupe l’ensemble des processus de négociation, de partage de l’information, de consultation, de gestion de conflits, mis en place par le Gouvernement, les employeurs, les travailleurs sur des questions liées à la politique économique et sociale menée par l’Etat.

Le dialogue social se situe donc au cœur de l’harmonie sociale et constitue de ce fait, un instrument de gestion des conflits sociaux, un outil de recherche de consensus.

Le dialogue social revêt un triple avantage pour les parties prenantes: pour les employeurs, la qualité du dialogue social entraine l’augmentation de la productivité, de la rentabilité et du profit.

 Pour les travailleurs, un dialogue social de qualité produit des effets bénéfiques relatifs à l’expérimentation du travail décent, productif, réalisé dans des conditions de sécurité, de liberté, d’égalité et de dignité.

Pour l’Etat, la complémentarité des intérêts des employeurs et ceux des travailleurs devient l’intérêt général dont il est le défenseur et le garant.

Sur notre longue route du dialogue social, permettez-moi de rappeler certains hauts faits significatifs.

En effet, la Zone franche industrielle a été créée en 1989 et les premières entreprises ont commencé par s’y installer dès 1990. Dans cette dynamique, un comité des chefs d’entreprises a vu le jour pour négocier avec un collectif des travailleurs de la Zone Franche.

Le 1er juin 1996, l’Accord sur les relations de travail entre employeurs et travailleurs de Zone franche a été signé. Il s’agissait d’un outil de dialogue social, né de la volonté et de la concertation entre les travailleurs, les employeurs et l’Etat.

Les négociations tripartites conduiront plus tard à la Convention Collective de la Zone franche du Togo le 16 octobre 2012 sur laquelle, un avenant est intervenu le 5 octobre 2015 mettant l’accent sur la restructuration de la grille salariale.

C’est le lieu de rendre un vibrant hommage à Monsieur Jacques INGLESE, le tout premier Président du Comité des chefs d’entreprises de Zone franche, qui deviendra plus tard l’Association des Sociétés de Zone Franche.

Aujourd’hui, les organisations syndicales de la Zone franche sont représentées par l’USYNTRAZOFE, le SYNATRAZOFT, le SYLITRAZOF, l’USIC-TOGO.

Je voudrais féliciter les Secrétaires Généraux de ces organisations syndicales pour leur engagement en vue d’un dialogue social fécond.

Je ne saurais passer sous silence les contributions fructueuses et les efforts inlassables déployés par mon prédécesseur, Monsieur Laurent TAMEGNON, ancien Président de l’ASOZOF et actuel Président du Conseil National du Patronat du Togo, pour la réussite du dialogue social en Zone franche. Merci pour tout.

J’adresse aussi mes remerciements à toute l’équipe de la SAZOF, et tout particulièrement à Monsieur SIKPA Directeur Général, et aussi au Directeur de l’Emploi et des Lois sociales, Monsieur BASSOMA qui dans l’ombre nous a prodigué de très utiles conseils.

Messieurs les Ministres,

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs

Au moment où s’ouvre devant nous cette nouvelle ère de préservation de nos intérêts et de pérennisation de la paix sociale, je voudrais dire que le chemin parcouru est long, mais plus longue encore est la route du futur devant nous. Les défis du travail décent nous interpellent au quotidien. Un tel concept, nous le savons, n’est pas une destination. C’est pourquoi, chaque jour, nous devons ensemble y travailler.

Il nous faut donc avoir un plus grand sens de responsabilité pour que chaque partie prenante puisse jouer sa partition dans un esprit de vouloir vivre ensemble, de confiance mutuelle et d’appropriation des compétences et mécanismes requis pour un dialogue social fécond.

Je remercie tous les chefs d’entreprises, tous les représentants des travailleurs et des syndicats, et bien sûr toutes les autorités administratives et politiques qui ont fait le déplacement de cette belle salle de conférence de la SAZOF en ce Premier Mai 2018.

Mes remerciements vont aussi aux membres des comités du dialogue social qui ont bien voulu sacrifier de leur temps pour l’intérêt commun, et mettre à notre disposition leurs expériences.

Je souhaite plein succès au cadre du dialogue social en Zone Franche.

Bonne fête de travail à tous,

Que Dieu vous bénisse.